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Calendrier Amérindien: Les 6 saisons et les Lunes

de lecture

Aucune tribu d'Indiens d'Amérique du Nord n'avait de véritable calendrier - un système intégré unique pour indiquer les jours et les périodes de temps plus longues. Habituellement, chez les Premières Nations, les intervalles de temps étaient comptés indépendamment les uns des autres.

Le jour était une unité de base reconnue par toutes les populations amérindiennes, mais il n'existe pas de registre tenu par les ancêtres des noms autochtones pour les jours. Un dispositif commun pour garder la trace des jours était un paquet de bâtons dont on connaissait le nombre, dont on extrayait un pour chaque jour qui passait, jusqu'à ce que le paquet soit épuisé. Les périodes de temps plus longues étaient généralement comptées par les lunes, qui commençaient avec la Nouvelle Lune, ou la conjonction du Soleil et de la Lune.

Les Amérindiens d’Amérique du Nord et les Inuit du Canada partageaient la même représentation du temps : le temps circulaire. Les Inuit disposaient d’un calendrier annuel complexe basé sur les cycles lunaire et solaire et l’apparition de certaines étoiles. Du côté des nations Amérindiennes, un certain calendrier annuel était en vigueur, basé principalement sur l’observation du lever de quelques étoiles, permettant d’indiquer, le plus souvent, le moment du solstice d’été.

 

le temps circulaire

 

Le temps circulaire

Le temps circulaire constitue une composante importante de la représentation du temps chez beaucoup de peuples ne disposant pas d’instruments pour le mesurer. Alors que pour les sociétés modernes, le temps s’écoule linéairement, passant du passé au futur, pour les civilisations dites archaïques, le temps s’apparente à la figure du cercle. Pour ces dernières, le rythme de la vie sociale est régi par l'alternance des saisons et des cycles de production correspondants.

La conception circulaire du temps s’est développée naturellement dans la culture amérindienne. Le retour des saisons et la réapparition cyclique des phénomènes astronomiques (levers et couchers d’étoiles brillantes ou des constellations, durée variable du jour et de la nuit…) constituaient de puissants repères pour ces peuples autochtones. Que l'origine de ces repères soit divine, comme ils le croyaient, ne les empêchait pas de les utiliser pour structurer leurs activités, mais pas aussi rigoureusement que dans les sociétés modernes.

 

calendrier saisonnier - roue de médecine - Big Horn Medicine Wheel

 

Le calendrier saisonnier

On connaît l’existence des calendriers saisonniers par divers indices archéologiques : les « medicine wheels » (roues de médecine, comme la Big Horn Medicine Wheel – BHMW – au Wyoming) et l’observatoire astronomique des Indiens pueblos au Nouveau-Mexique. Dans les années 1970, des archéologues et des astronomes se sont penchés sur une possible utilisation astronomique de ces « medicine wheels ». Les recherches ont permis d’observer des alignements astronomiques indubitables. La BHMW, de même que plusieurs « medicine wheels » des plaines canadiennes, constitueraient des observatoires du solstice d’été. On croit que le chaman y déterminait le jour du solstice d’été le plus précisément possible, comme repère temporel et pour réaliser au bon moment différents rituels.

Un autre observatoire astronomique du solstice d’été, mais également du solstice d’hiver et des équinoxes, se trouve à Chaco Canyon, au Nouveau-Mexique. Cet observatoire, attribué aux Indiens Pueblos, aurait été construit entre 900 et 1300 sur une butte. Il est formé de trois gros blocs de pierre, de deux à trois mètres de hauteur, appuyés presque verticalement sur un mur de pierre. Deux pictogrammes en forme de spirale sont gravés sur ce mur. Son fonctionnement est le suivant: La lumière illumine les spirales chaque jour vers midi selon un schéma changeant tout au long de l'année et marque les solstices et les équinoxes avec des formes particulières.
Au solstice d'été, une forme verticale et étroite de lumière se déplace vers le bas près du centre de la grande spirale. Aux équinoxes et au solstice d'hiver, d'autres formes lumineuses marquent les spirales.

 

observatoire astronomique à Chaco Canyon, au Nouveau-Mexique

 

Ce qui est très étonnant, c’est l’alignement très précis des trois blocs de pierre. Ainsi, le mur sur lequel ils sont appuyés est continuellement dans l’ombre, à l’exception d’une mince bande de lumière, aux alentours de midi, ce qui en fait une sorte de méridienne (cadran solaire particulier ne fonctionnant qu'à midi).

Ces exemples nous permettent de constater que les indiens des plaines du continent américain utilisaient principalement des repères astronomiques afin de déterminer le moment opportun pour entreprendre des activités primordiales comme les semences, les récoltes et des rencontres estivales. Le caractère cyclique de ces phénomènes leur permettaient de prévoir, avec une précision de quelques jours, le début de leurs activités.

Leur but n’était certes pas de compter les intervalles de temps précisément comme nous pouvons le faire de nos jours. Leur mode de vie ne nécessitait tout simplement pas ce degré de précision dans le découpage du temps, d’autant plus que leur représentation du temps était basée sur le retour cyclique d’événements astronomiques plutôt que sur une fuite linéaire du temps, concept qui leur fut apporté par les colons Européens à partir du XVIIe siècle.

 

découpage du temps

 

Découpage du temps

L'Année

Les calendriers amérindiens sont différents des calendriers traditionnels de douze mois qui sont principalement utilisés aujourd'hui. Bien que le type de calendrier diffère selon les tribus et les régions qu'elles habitent, la plupart des calendriers amérindiens commencent au printemps. En effet, les Amérindiens accordaient une grande importance à la nature et à la terre, et comme les mois de printemps étaient le moment de l'année où naissaient les nouvelles plantes et les nouveaux animaux, ils symbolisaient le début d'une nouvelle année.

Les 6 saisons amérindiennes

Les amérindiens observent beaucoup la nature et celle-ci leur donne les réponses à toutes leurs questions. Selon la culture de certaines tribus, comme les Atikamekws, il y a six saisons. Et, en y regardant d'un peu plus près, ils ont vraiment raison. Voici les 6 saisons Atikamekws :

 

les six saisons amérindiennes

 

Première saison : le pré-printemps

En gros, il s'agit des mois de Mars (mois de la loutre) et Avril (mois où la lune se reflète sur la glace).

Le pré-printemps signifie en fait que c’est la fonte des neige et le temps des sucres (sirop d’érable).

Ce sont d’ailleurs les tribus amérindiennes de l’est du Canada qui ont découvert la sève d’érable. Des légendes racontent qu’un jour, un Amérindien vit un petit écureuil monter dans un arbre et mordre une petite branche pour ensuite lécher l’eau qui en sortait. L’Amérindien imita l’écureuil et quelle ne fut pas sa surprise... la production artisanale du sirop d'érable allait faire partie des mythes alimentaires des peuples amérindiens!

 

Deuxième saison : le printemps

Le printemps amérindien regroupe les mois de mai (mois de la floraison), et de juin (mois des fraises).

C’est la saison où la neige a cédé sa place sur les terres amérindiennes et où les oiseaux reviennent avec leurs chants joyeux.

 

Troisième saison : l’été

Juillet (mois des framboises) et Août (mois où les jeunes oiseaux apprennent à voler). L’été est la saison où la nature nous montre ses plus beaux atours.

C’est la saison de la chasse, de la pêche et de la cueillette chez les amérindiens. On fait des provisions pour l’hiver. Un peu comme chez nous.

 

Quatrième saison : l’automne

Au mois de septembre (mois où le porc-épic se reproduit), les feuilles tombent des arbres. Et le mois d’octobre est le mois du saumon et de la truite.

Les chasseurs traquent l’orignal. Rien ne sera perdu selon les coutumes. On garde même la peau pour faire la babiche (cuir dénudé qu'on peut découper en lanière) qui servira à faire les raquettes ou tisser les paniers d’écorce.

 

Cinquième saison : le pré-hiver

Le pré-hiver, c’est le mois de novembre (mois où la corégone, poisson de la famille des salmonidés, fraie dans les rivières) et de décembre (mois des temps longs).

C’est là où la neige revient et que les animaux construisent leur abris.

C’est également la saison où les animaux ont leur plus belle fourrure, ce qui ouvre donc la saison de la trappe.

 

Sixième saison : l’hiver

C’est là où la neige s’installe pour de bon. Le vrai hiver.

Janvier (mois le plus long) et février (mois où les marmottes sortent).

 

 A y regarder de plus près, il s'agit d'un découpage plus naturel. Alors! Serais-tu prêt à adopter le calendrier Atikamekw maintenant?

 

le mois: calendrier lunaire

 

Le Mois

Le calendrier lunaire des Lakotas


Les Amérindiens chérissent la nature et la terre. Le lien étroit des peuples avec la nature est visible dans leurs calendriers.

Sur la base des cycles lunaires, l'année amérindienne est divisée en 13 lunes, chacune d'elles ayant une durée de 28 jours.

Tous les trois ans, une lune supplémentaire est ajoutée pour aider le calendrier indien à coïncider avec les calendriers traditionnels non indiens.

Certains mois du calendrier amérindien portent plusieurs noms de lunes. Cela peut être dû aux différentes tribus impliquées dans la dénomination des lunes, à des traductions différentes du même nom ou au chevauchement de plusieurs lunes au cours d'un même mois du calendrier.

 

lune de printemps

 

Voici les différents noms de Lunes selon la période de l'année

Camp Lakota du printemps

Wetú - Les lunes du renouveau et de la croissance (printemps)


Chaque printemps, le cercle du camp se déplace vers des terrains plus élevés. Les hommes refixaient et créaient des armes et reprenaient la chasse. Les femmes cueillaient les premières baies et racines et réparaient les tipis. Les enfants profitaient du temps chaud après les confins de l'hiver.

Magáksicaagli Wí - La lune quand les canards reviennent

Mars est appelé la Lune aveugle de neige, la Lune de sucre d'érable, la Lune ver, la Lune de réveil, la Lune corbeau, ou la Lune de chute des veaux de bison.


Wíhákata Cépapi Wi - La lune de l'engraissement

Avril est appelé la Lune des herbes qui poussent, la Lune grenouille, la Lune de l'herbe rouge qui apparaît, et la Lune jardinière.


Wójupi Wi - La lune quand les feuilles sont vertes

Mai est appelé la Lune de la remise des poneys, la Lune fleurie et la Lune bourgeonnante.

 

lune d'été



Camp d'été des Lakotas

Blokétu - Les chaudes lunes (été)


Pendant l'été, le cercle de campement suivait les bisons migrateurs et se déplaçait souvent dans les grandes plaines. Les femmes travaillaient à l'entretien du camp et étaient responsables du transport et du déballage des affaires de la famille. Elles préparaient également la nourriture et fabriquaient et installaient les tipis. Les filles aidaient à ramasser du bois de chauffage et de l'eau et recevaient des instructions sur l'artisanat et la décoration en piquants de porc-épic. Les garçons mettaient en pratique leurs talents de chasseur sur de petits animaux. Les hommes fabriquaient des armes, chassaient le gibier et défendaient le campement. L'été était aussi une période de célébrations et de cérémonies avec ses danses traditionnelles au son des tambours.

Wípazuka Wasté Win - Lune des baies de juin

Juin est appelé Lune grasse, Lune noire et Lune rose.


Canpásapa Wi - La lune quand les cerises sont mûres

Juillet est appelé la Lune des cerises rouges, la Lune de la chaleur, ou la Lune du sang.


Wasúton Wi - Lune de la moisson

Août est appelé la Lune des plumes d'oie, la Lune des cerises noires, la Lune du maïs vert et la Lune du tonnerre.

 

lune d'automne



Camp d'automne des Lakotas

Ptanyétu - Les lunes du changement (automne)

L'automne arrivant, les Lakota se préparent à l'hiver. Des réserves de nourriture sont faites. Les femmes préparaient la viande des bisons que les hommes chassaient. Des caches souterraines étaient remplies de viande et de fruits séchés, et de grandes quantités de bois de chauffage étaient stockées.

Canwápegi Wi - La lune quand les feuilles deviennent brunes

Septembre est appelé la Lune de la chasse, la Lune de la fête du maïs, la Lune de la récolte, la Lune du veau noir et la Lune de l'herbe sèche.


Canwapekasna Wi - La lune quand le vent secoue les feuilles

Octobre est appelé la Lune des canards volants, la Lune des feuilles tombantes ou la Lune des changements de saisons.

Waníyetu Wi - Lune du cerf en rut

Novembre est appelé la Lune du castor ou la Lune des feuilles mortes.

 

lune d'hiver



Camp d'hiver des Lakotas

Waniyetu - Les lunes froides et sombres (hiver)

L'hiver a marqué le début d'une période plus calme, pendant laquelle un seul camp a été utilisé pour la saison. Pendant que les femmes fabriquaient et réparaient les vêtements à l'aide de peaux et de fourrures, les hommes faisaient des raids pour assurer la sécurité et la solidité du camp. L'hiver était aussi une période de plaisir. Les enfants se rassemblaient autour du feu pour écouter les paroles et les prophéties sacrées de leurs grands-parents. Les anciens Lakota ont préservé l'histoire de la communauté en racontant des histoires empreintes de spiritualité et en racontant les temps passés. Il y avait aussi du temps pour les jeux, la danse et les visites.

Wanícokan Wi - La lune quand le cerf perd ses bois

Décembre est appelé la Lune des arbres qui poussent, la Lune froide, ou la Lune de la longue nuit.

Wiótehika Wi - La lune forte

Janvier est appelé la Lune loup, la Lune de gel fort, ou la Lune neige.

Cannápopa Wi - La lune quand les arbres craquent de froid
Istáwicayazan Wi - Lune des yeux douloureux (cécité des neiges)

Février est appelé Lune des veaux rouge foncé par les Indiens Sioux. Il est également appelé Lune du raton laveur, ou Lune de la faim.

Si tu souhaites célébrer et honorer la Lune, tu peux par exemple porter une bague Pierre de Lune qui possède un chatoiement unique: l'adularescence! 

 

jour sacré: le Grand Esprit et Terre Mère

 

La Journée

Le sens sacré de chaque jour.

Chacun des 28 jours d'un calendrier Lakota de 13 lunes représente une tradition sacrée ou une croyance dans la culture.

 

  • Deux jours pour le Grand Esprit

Wakán Tánka, en tant que grand-père, est le Grand Esprit indépendant de toute manifestation, identique à la divinité chrétienne, ou à la Brahma-Nirguna hindoue. Wakán Tánka, en tant que Père, est le Grand Esprit considéré par rapport à Sa manifestation, soit comme Créateur, Préservateur ou Destructeur, identique au Dieu chrétien ou à la Brahma-Saguna hindoue.

  • Deux jours pour la Terre Mère

Makhá - la Terre - est considérée sous deux aspects, celui de la mère et de la grand-mère. La première est la terre considérée comme le producteur de toutes les formes de croissance ... alors que la Grand-Mère se réfère au sol ou à la substance de toutes les choses qui poussent - le potentiel.

les 4 vents et l'aigle royal

  • Quatre jours pour les Quatre vents (quatre directions)

Lorsque le peuple Lakota fait quelque chose de sacré, il considère que le monde a quatre directions. De ces quatre directions viennent les quatre vents. Chaque direction a une signification particulière et une couleur qui lui est associée. La croix symbolise toutes les directions.

  • Une journée pour l'Aigle royal

Le Wanbli - l'aigle - est un symbole ailé pour le peuple Lakota. Il est le plus fort et le plus courageux de tous les oiseaux. C'est pourquoi l'aigle et ses plumes ont été choisis comme symbole de ce qui est le plus haut, le plus courageux, le plus fort et le plus sacré.

l'étoile du matin et la lune

  • Un jour pour le Soleil

Le Wí - soleil - éclaire l'univers entier. Comme les flammes du soleil viennent à nous le matin, ainsi vient la grâce de Wakán Tánka, par laquelle toutes les créatures sont éclairées. C'est pour cette raison que les quadrupèdes et les ailés se réjouissent toujours de l'arrivée de la lumière. Nous pouvons tous voir dans la journée, et cette vision est sacrée car elle représente la vue de ce monde réel que nous pouvons avoir à travers l'œil du cœur.

  • Un jour pour la Lune

La croissance et la mort du hanhépi wí - la lune - nous rappelle notre ignorance qui va et vient. Mais quand la lune est pleine, c'est comme si la lumière éternelle du Grand Esprit était sur le monde entier.

  • Un jour pour l'Étoile du Matin

Étoile du matin, là, à l'endroit où le soleil se lève, toi qui as la sagesse que nous recherchons, aide-nous à nous purifier et à purifier tout le monde, afin que nos générations à venir aient la lumière lorsqu'elles suivront le chemin sacré.

les quatre âges et la pipe sacrée (crâne de buffle)

  • Quatre jours pour les Quatre âges

Les quatre étapes représentent, pour les Sioux, les quatre âges ou phases d'un cycle : l'âge de la roche, l'âge de l'arc, l'âge du feu et l'âge de la pipe. Le rocher, l'arc, le feu ou la pipe constituent le principal support rituel de chaque époque. Les quatre âges peuvent également se référer, au niveau microcosmique, aux quatre phases de la vie d'un homme, de la naissance à la mort.

  • Sept jours pour les Sept rites de la pipe sacrée

Lorsqu'un Lakota fume une pipe sacrée, sa voix est envoyée à Wakán Tánka - le Grand Esprit. Une partie centrale de chaque rite sacré consiste à fumer le calumet.

  • Un jour pour le Buffle

En raison de la grande importance du buffle pour le peuple, un symbole ou un crâne de buffle est présent dans tous les rituels sacrés des Lakotas. Ces crânes rappellent ce grand animal qui se donne entièrement pour les autres. Le buffle est un symbole de sacrifice de soi. Il donne jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.

esprits du feu, de l'eau, de la roche, et de l'air

  • Un jour pour le Feu

Phéta - le feu - représente la grande puissance de Wakán Tánka, qui donne vie à toutes choses. Il est comme un rayon du soleil.

  • Un jour pour l'Eau

Miní - l'eau - représente la grande puissance de Wakán Tánka, qui permet le renouvellement de la vie à toutes choses.

  • Un jour pour la Roche

Inyan - roche - représente la Terre grand-mère, de laquelle proviennent tous les fruits, et elle représente également la nature indestructible et éternelle de Wakán Tánka.

  • Un jour pour les Bipèdes

Notamment nous, êtres humains. Depuis au moins deux siècles, des pow-wow sont organisés. Les descendants des premiers habitants des Amériques s'y regroupent afin de danser et célébrer leurs exploits et leur bonne fortune. Ces cérémonies religieuses et ces danses guerrières jouent un rôle majeur dans l'identité et la culture des peuples des Premières Nations.

 

comment les indiens comptaient les années?

 

Comment les amérindiens comptaient les années?

Chez les tribus agricoles sédentaires, le cycle des saisons avait une grande importance rituelle, mais le moment du début de l'année variait. Presque tous les calendriers tribaux commencent au printemps, mais certains débutaient au moment de l'équinoxe d'automne!

Comme nous avons pu le voir, chez les amérindiens, les années étaient divisées en quatre saisons, parfois cinq ou six selon les tribus.

Pour compter les années, un Indien d'Amérique du Nord pouvait dire, par exemple, qu'un certain événement s'était produit il y a dix hivers.

Comme les années étaient déterminées par les saisons et non par un nombre fixe de jours, la corrélation entre les lunes et les années était également approximative et ne dépendait pas d'un comptage quotidien. La plupart des tribus comptaient 12 lunes pour une année. Mais certaines tribus du nord, notamment les tribus Creeks, en comptaient 13.

Les Creeks auraient ajouté une lune entre chaque paire d'années, et les Haïdas inséraient de temps en temps un "entre-lune" dans la division de leur année en deux parties. On dit qu'une tribu non spécifiée de Sioux ou d'Ojibwé avait l'habitude d'ajouter une "lune perdue" lorsque 30 lunes s'étaient éteintes.

 

pictogrammes sur rocher, Lone-dog Winter Count et les léonides de 1833

Comment faisaient les amérindiens pour fixer des dates importantes?

Le décompte des années suivant un événement important était parfois conservé sur un bâton dentelé. Le record le plus connu commémore la spectaculaire pluie de météorites (les Léonides) de 1833.

Certaines tribus du nord ont enregistré des séries d'événements à l'aide de pictogrammes, et l'un de ces registres, qui aurait été à l'origine peint sur une peau de buffle et connu sous le nom de "Lone-dog Winter Count", couvre une période de 71 ans à partir de 1800.

Des pétroglyphes, dessins gravés dans la pierre, pouvaient aussi être utilisés afin de sauvegarder un rite autochtone.

Les premiers explorateurs n'ont guère eu l'occasion de se renseigner sur les dispositifs calendaires des Indiens, qui étaient probablement tenus pour sacrés et secrets. Suite à la colonisation, l'arrivée des Européens et leur calendrier chrétien a sans doute modifié de nombreuses pratiques autochtones. Ainsi, la connaissance actuelle des systèmes utilisés dans le passé ne reflète peut-être pas leur véritable complexité.

 

Comme tu as pu le voir, la Lune joue un rôle prépondérant dans le calendrier amérindien! A défaut de décrocher la lune... tu peux honorer celle-ci en obtenant un de nos articles qui ont trait à la Lune sur Passion Attrape Rêve. Bijoux, Housses de couettes, Attrape-Rêves, Tableaux... le plus dur sera de choisir.

 

Le Grand Manitou

 

 

 

 

 

 

"Je ne peux pas juger un homme sans avoir marché deux lunes d'affilées dans ses mocassins."

Proverbe Amérindien


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